Dans
l'article précédent, sur le serveur NAS, j'ai expliqué mes choix et le processus pour disposer de mon propre serveur de fichiers à la maison, accessible à mes deux ordinateurs.
J'avais laissé le Raspberry Pi posé sur l'étagère, et c'est resté comme ça quelques jours, le temps de mettre en place une solution plus propre.
Une baie de serveur.
On peut en trouver sur internet à prix raisonnable, cette baie 10",
9U, plutôt bien conçue et ayant une porte en verre, m'a coûté une soixantaine d'euros (livrée). Ajoutez à ça une multiprise rackable (c'est-à-dire, qui se racke, qui a des chapes dont les trous sont espacés comme ceux des rails verticaux, qui sont de dimensions normalisées) à ~20€ que j'ai branché sur une prise secourue de mon onduleur.
Bien sûr il ne suffit pas de poser le Pi sur un étage de rack, dans la baie, puisque ces étages sont métalliques et que le dessous du Pi comporte les soudures des pattes des composants, ce qui risquerait de causer des court-circuits. Et poser le Pi le rend instable, bougeant et se soulevant selon la position des câbles branchés dessus. Il fallait un support pour le tenir en place, et le racker avec le reste sur les rails normalisés.
En quelques minutes de dessin sur Autocad le problème était réglé, j'avais mon modèle pour l'imprimante 3D. Et une commande de boulons M2.5 pour fixer le Pi au support. Oui, spécifiquement 2,5 mm...
Cependant je n'avais pas fait attention à de combien les câbles, une fois branchés, dépasseraient en direction de la porte en verre. Normalement il y a quelques centimètres entre les rails avant (et donc les faces avant des machines) et la porte, mais ce n'était pas suffisant vu la taille des embouts des deux câbles USB (celui allant aux disques durs, et celui allant à
l'antenne ADS-B).
Et puisque je n'avais pas de boulons assez longs pour reculer assez le support du Pi, j'ai improvisé avec un bout qui me restait de la découpe de la seconde tige filetée de mon
projet de pédalier d'orgue. J'ai utilisé la même méthode d'écrous et de contre-écrous, avec une rondelle de chaque côté du support imprimé en 3D.
Puisque je n'avais qu'un bout de tige filetée, j'ai serré assez fort les écrous pour d'une part bien comprimer le rail et d'autre part bien comprimer le support, créant assez de frottement pour supprimer le pivotement.
C'est un système assez propre, la multiprise interne me permet d'avoir moins de binz sur l'onduleur, et j'y ai également mis le répéteur wifi qui sert également à fournir une connexion à mon PC fixe.
J'aurais pu mettre un panneau plein 1U à l'arrière (fourni avec), tout en bas, pour cacher derrière l'excès de longueur de câble mais j préfère laisser beaucoup de place derrière la Icy Box (la machine tout en bas) pour qu'elle respire mieux quand elle lance le ventilateur qui refroidit les disques durs.
Il y a donc un total de quatre fils qui sortent de la baie (proprement par une ouverture prévue pour, dessous, à l'arrière) : l'alimentation de la multiprise interne branchée à l'onduleur, l'alimentation du répéteur wifi branchée à une prise normale, le câble réseau pour le PC et l'USB vers la clé SDR qui décode ce que reçoit l'antenne des avions.
Plus tard j'ajouterai un étage pour racker un ampli audio qui alimente des haut-parleurs pour un lecteur de disques.